mercredi 3 avril 2013

*51





je crois qu'une partie de moi est une sorte de nonne qui aspire à une simplicité de vie, voire certains jours une certaine ascèse. une chambre sobre. une fenêtre avec un rideau en lin lourd et rêche. une solide table en bois brut. des bols en céramique blanche de différentes tailles et des ustensiles en bois.
du risotto, du parmesan, quelques herbes, le tout dans une coupe en céramique, et je déjeune différemment. je goûte. je prends le temps. 
recette pour l'instant présent : du blanc, du lin, du bois. je note...
(on est bien d'accord, ce n'est qu'une partie de moi...)

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Je souris... Une partie de moi voudrait encore une maison pleine de bazar et plein d'enfants autour d'une table. Et tout plein de miettes par terre, très important, les miettes. Tout, trop, rien, pas assez, ah... l'équilibre, c'est si subtil.
alice

l'Ange Mimosa a dit…

Ah oui, cette partie sobre et épurée, j'en rêve aussi parfois... avant que la réalité ne me rattrape, avec ses couleurs, son bazar, son bruit !

Vue sur... a dit…

Je comprends ça ces variations entre "la vue sur" et "en plein dedans"
Ying et yang Bling et Zen Qui brille et Epure ... ainsi va t on ...<3

Agathe a dit…

Pape François sors de ce corps!

anne a dit…

J'ai relu trois fois tes mots, simples et vrais.
Si tu savais comme ça me parle... et j'aime ta parenthèse qui nuance.
Ici, j'ai instauré le jeudi "sans". Je m'explique : c'est le jour où la boulangerie de mon village est fermée. Une journée sans pain. Ca m'a donné l'idée de la privation consentie et ça donne : une journée (presque) sans Internet (du moins à petite dose). Je cuisine du quinoa (!), je ne fume pas, je lis le soir plutôt que de rester collée à mon ordinateur, etc. C'est en quelque sorte ma "journée nonne" !
Je t'embrasse, je retourne à mon travail - que je n'ai pas réussi à supprimer de la journée ;(

Alexandra a dit…

Idem ! ;o)
Les mots d'Anne au dessus me font sourire: C'est bien d'elle ça de chercher la poésie qu'elle pourrait extraire d'un calvaire long comme un jour sans pain.

Le loir dans la théière a dit…

freud a dit "on ne supprime rien , on remplace ". et c'est pas faux.
donc tu es tres sincere avec toi même quand tu precises bien que ce n'est qu'une partie de toi !